Le retour du Roi // 365 jours, premier extrait

OXMO PUCCINO - L'ARME DE PAIX
dans les bacs le 23 mars
Le retour du Roi // 365 jours, premier extrait
# Posté le samedi 12 juillet 2008 20:28
Modifié le samedi 07 février 2009 07:19

"Désormais le monde ne sera plus comme avant depuis le 11/09 et que la vie fut un coup d'vent." - Medine - Premier sang

"Désormais le monde ne sera plus comme avant depuis le 11/09 et que la vie fut un coup d'vent." - Medine - Premier sang

PUTAIN, 7 ANS !
























"11 septembre, voilà une date à retenir, comme celle qui secoua une partie de notre avenir."



Medine - Ni violeur, ni terroriste
# Posté le jeudi 22 mai 2008 12:10
Modifié le lundi 15 septembre 2008 03:46

"Le temps passe et passe et passe et beaucoup de choses ont changé, qui aurait pu s'imaginer qu'le temps se s'rait si vite écoulé ? On fait l'bilan, calmement, en s'remémorant chaque instant, parler des histoires d'avant comme si on avait 50 ans" - Neg'Marrons - Le Bilan

"Le temps passe et passe et passe et beaucoup de choses ont changé, qui aurait pu s'imaginer qu'le temps se s'rait si vite écoulé ? On fait l'bilan, calmement, en s'remémorant chaque instant, parler des histoires d'avant comme si on avait 50 ans" - Neg'Marrons - Le Bilan
1988-2008
Le temps passe trop vite





















A la génération 88...

...Qui n'a jamais collectionné les Pog's® ou les les Pin's ?
Qui n'a jamais porté un T-shirt Waikiki, un coupe-vent Creeks® ou des Reebok® Pump ?
Qui n'a jamais été à l'école avec Camille, Hugo, Sarah, Kévin, Mathilde, Pierre, Emilie ou Jérémy ?
Qui ne connaissais pas par coeur les personnages des Minikeums® et la musique du générique ?
Qui n'a jamais lu les livres de la collection 'Chair de poule' ?
Qui n'a jamais vidé la boite de céréales ou de chocolat en poudre pour trouver le cadeau à l'intérieur ?
Qui n'a jamais regardé 'Club Dorothée', 'Salut les Musclés', 'Hélène et les garçons', 'Les vacances de l'amour', 'Beverly Hills', 'Madame est servie', 'Arnold & Willy', 'Alerte à Malibu', 'Docteur Quinn', 'La petite maison dans la prairie', 'Une nounou d'Enfer', 'Friends', 'K 2000' ou 'Albert le Cinquième Mousquetaire' à la télé ?
Qui n'a pas connu la télé sans télécommande ?
Qui n'a jamais cherché son âge au fond d'un verre Duralex®, à la cantine ?
Qui n'a jamais été acheter des 'Couilles de Mammouth', des 'Schtroumpf' ou des Malabars® à la boulangerie ?
Qui n'a jamais payé ses autocolants Panini® en francs ?
Qui n'a jamais dit : "Wazzaaaaaaaa" en tirant la langue et en mimant un téléphone avec ses mains ?
Qui ne dit pas Bio® plutôt qu'Activia® en parlant du fameux yaourt vert ?
Qui n'a jamais assimilé Will Smith au Prince de Bel-Air ?
Qui n'a jamais eu l'intégrale des Inconnus ou tous les Disney® en cassette vidéo ?
Qui n'a jamais lu 'Tom-Tom et Nana' dans 'J'aime lire' ?
Qui n'étais pas au collège, en cours, lors des attentats du World Trade Center ?
Qui ne s'est jamais levé pour Danette® ?
Qui n'a jamais commandé Barbie ou Action man pour noël ?
Qui n'a jamais dansé sur Lou Bega, Daddy DJ et les Venga Boys lors d'une boom ?
Qui ne s'est jamais dit : "Putain, j'suis né quand l'URSS existait encore !" ?
Qui ne connais pas Larusso ?
Qui n'a jamais passé des heures et des heures à jouer à Tetris sur sa Nintendo® Game Boy ?
Qui n'a pas vu 'Titanic' au cinéma ?
Qui ne dit pas : "genre", "trop" ou "c'est clair" 15 fois dans la même phrase ?
Qui n'a jamais chanté 'Je t'aime' de Lara Fabian dans sa douche, en imitant ses fameuses mimiques ?
Qui n'a jamais kiffé Drasic, dans 'Hartley coeur a vif' ?
Qui n'a pas connu Mickael Jackson quand il était encore noir ?
Qui n'a jamais cru habriter des petits bonshommes dans son corps à cause de 'Il était une fois la Vie' ?
Qui n'a jamais fait un canular téléphonique, sans que son numéro ne s'affiche ?
Qui n's'est pas senti concerné ?
# Posté le mercredi 26 septembre 2007 14:41
Modifié le mardi 06 mai 2008 14:10

"Ils disent qu'on est des haineux, quoi on t'a troué tes roues ?! Ils disent qu'on ne rentre pas dans leurs boîtes, nous on fait trop hétéro." - Nakk - Ils disent

"Ils disent qu'on est des haineux, quoi on t'a troué tes roues ?! Ils disent qu'on ne rentre pas dans leurs boîtes, nous on fait trop hétéro." - Nakk - Ils disent
Triste époque.
En 2008, des ados efféminés, en T-shirt fluo et aux cheveux peroxydés ont envahit les dancefloors.




Ils pensent être les rois d'la dance mais n'ont jamais vu bouger Michael Jackson.
Ils croient avoir révolutionné le monde de la musique mais ne juraient qu'par Diam's et M.Pokora il y a encore 6 mois.



Qu'ils rentrent chez leur mère, remballent leurs Slims & leurs Schmooves. Et qu'on arrête de nous bassiner avec ce mouvement d'm*rde !


"Maintenant les meufs portent du Vuitton, des grosses lunettes dorées
Avant c'était qu'pour les vieilles putes blondes décolorées
Les mecs s'habillent comme des meufs et les meufs comme des chiennes
Elles kiffent les mecs efféminés comme si elles étaient lesbiennes"


-----------------------OrelSan - Changements
# Posté le lundi 21 mai 2007 07:36
Modifié le dimanche 24 mai 2009 19:53

"C'est pour les parisiens, les parisiennes. Les jeunes et les plus agés. C'est pour les supporters du PSG." - HAS - Mon manège enchanté

"Supporter du PSG... Les rires, déjà, lèchent mes entrailles. Les rires des autres. Ceux convertis en 1998, ceux complexés par leur province, ceux qui voudraient raser et, même pourquoi pas, fusiller tout Boulogne, ceux qui écrivent football avec un petit f dédaigneux. Tribune K Bleu Bas, rang 1. Géographiquement à la droite de Boulogne, juste histoire d'éc½urer un peu plus les curieux. Dix années d'abonnement. Même place, les genoux comprimés par ce balcon de béton, glacial été comme hiver, mon nom sur le siège, mon meilleur pote à ma gauche. Les cris, les insultes, les joies, les explosions, la mauvaise foi, les larmes parfois, bien rentrées, la mauvaise foi encore, la haine des arbitres, les plaisanteries qui soignent, la vie.

Jamais une machine à gagner

1980 : un ange se pose au Parc. Rocheteau choisit le PSG et je le suis. Aveuglément. À l'école, à l'heure des échanges de vignettes Panini, les doubles des joueurs parisiens atterrissent systématiquement sur mon pupitre, "Tiens, le faux Parigot, colle-toi au cul tes pauvres joueurs. Hé, j'ai celle de la salope de Rocheteau, tu la mettras sur tes chiottes". Les enfants sont formidables. J'achète Onze, souvent, et, interdit de télévision, j'écoute la radio, tout le temps. Je vibre dans le noir, partage les victoires avec Dieu, vu que mon entourage, lui, semble avoir choisi les Canaris, les Verts ou les Girondins. Tsoin, tsoin. Marseille n'intéresse alors personne. Douce époque. Luis, Safet, la liste est longue. Elle n'appartient qu'à moi. Je ne suis pas un historien, juste un barbare qui sait pleurer.

Les matches se confondent tous. Très vite, je comprends que supporter le PSG, c'est d'abord accepter une évidence: l'obsession de la victoire est un passe-temps réservé à ceux qui confondent réussite et appartenance. Et puis, si Paris gagne, c'est parce que la capitale bénéficie de soutiens souterrains, ou qu'elle a affronté un adversaire déjà soumis. Et si Paris perd, c'est l'expression de la justice totale. Moi, derrière les moqueries, je sais. PSG ne sera jamais une machine à gagner, malgré les titres, malgré les grands joueurs qui ont honoré le maillot. PSG, c'est le refuge de ceux qui ne veulent pas se contenter de respirer. Une tragédie pathétique. Seul(s) contre tous. Un miracle.

Le bonheur et la guerre

Le Parc des Princes. Un vaisseau spatial échoué sur terre. Acoustique de l'apocalypse, chants qui prennent à la gorge, le stade de la fidélité toujours au rendez-vous. La première fois, c'est le choc. Mes jambes tremblent. Le petit garçon a grandi mais pas tant que ça. Weah marque. Un inconnu se jette sur moi, il pleure, non? Je communie. Je comprends. Les rumeurs perçues à la radio s'incarnent. Ici, c'est Paris. Ici, c'est chez moi. Pour la vie.
Championnat de France, Coupe de France et de la Ligue, coupe d'Europe, Rai, Pilorget, Pouget, Madar, Le Guen, NGotty, Fournier, Gaby, Valdo, Rabesandratana, Leonardo, Bats, Lama, Ginola, tout se mélange, encore une fois. Quand le PSG domine, années 90, c'est évidemment le bonheur, quand le PSG est bafoué par Biétry et tous les autres, c'est la guerre. Mais c'est exactement la même. Appartenance.

Celui qui croit à la victoire éternelle est un crétin. Quand les trompettes du succès auront cessé leur douce et martiale mélodie, les stades se videront. Tous. Sauf le Parc. Bien sûr, ici comme ailleurs, les mécréants s'abonnent. Mais ils ne font que passer. Le Stade Français leur tend les bras, qu'ils n'hésitent pas. Un nouveau déguisement, rose, pourquoi pas ?
Je n'ai jamais su composer, jamais su faire la part des choses. J'aime le stress d'avant-match, j'aime la tristesse et la solitude d'après-match. Tout le monde aime la victoire. Mais c'est bien sûr dans la défaite que les vrais supporters se reconnaissent. J'aime surtout l'idée que, parce que je suis un supporter du PSG, je vais irriter, agacer, dégoûter, voire faire peur. J'aime ça. "Nobody likes us and we don't care". La devise de l'équipe anglaise de Millwall. Je la revendiquerai jusqu'au bout.

Chambre d'enfant

Aujourd'hui, le PSG sombre. Depuis 1998, il a entamé son processus d'autodestruction. Gestion catastrophique, conflits de couloirs, viol du maillot... Mais quel genre de mari quitterait sa femme parce que le médecin vient de confirmer que c'était bien un cancer qui la rongeait ? Une enflure, rien d'autre. La Ligue 2 est en vue. Ça me réveille la nuit. Je fixe le classement et mes yeux ne peuvent plus s'en détacher. Je calcule, prévois dans le vide. Je hais Paris parce qu'il me déçoit, parce qu'il me rend fou, parce qu'il gangrène ma vie sociale. Et donc je l'aime. Pour plaisanter, je me dis que le prix de l'abonnement l'année prochaine sera dérisoire, blablabla. J'ai peur.

C'est certainement ridicule, "le football, c'est juste un ballon qui entre (ou pas) dans une cage". Mille fois cette phrase m'a été jetée à la face. Circonstance aggravante : je n'étais pas seulement un supporter. J'avais choisi le PSG. Club de nazis, club de riches, club corrompu, club Canal. Mon club. La tête de Kombouaré. Le coup franc en Belgique. Le 3-0 à Marseille, avec Ronnie qui humilie avec grâce. Galatasaray. La Juventus qui mérite ses applaudissements. 1982, la Coupe, ma chambre d'enfant excroissance impossible du PSG. La Corogne intraitable. Les poings serrés. Souvent. Encore. Champion de France. Le pointu de Leroy contre le Bayern. Bordeaux qui fête son titre au Parc. Les Champs-Élysées en avril. Rai qui pleure.

Alors, la Ligue 2, je prends aussi. Pas grave. Terrible. Mais pas grave. Être supporter du PSG, ça ne sert à rien. Ça ne vaut pas une femme, des enfants, une existence. Je ris maintenant. L'orgasme est une foutaise comparée à l'instant où ce ballon minable franchit la ligne. Et où le Parc défie la gravité. Une foutaise ! Quand votre meilleur pote (toujours le même) vous massacre l'épaule parce que là, tout de suite, plus rien ne compte, plus rien ne compte. Tout est là. Vingt-cinq ans d'appartenance.

Il y a quelques années, en soirée :
- Si tu devais choisir entre moi et le PSG vainqueur de la Ligue des champions, mon amour ?
- Chérie, serait-ce du pur masochisme, ainsi, en public, ou bien...

Elle est, depuis, sortie de ma vie. J'ai même du mal à me souvenir de la couleur de ses yeux. Diané, Cissé, tous les boiteux du PSG, eux, sont là. Aujourd'hui. Demain. Dieu n'est pas mort. Paris non plus."



Ne comprendront que ceux qui doivent comprendre...


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Samedi 10 mai 2008 : PSG - St Etienne - Hommage à Pedro Pauleta
# Posté le lundi 14 mai 2007 18:34
Modifié le vendredi 12 septembre 2008 09:05